Dans un château, le roi en assez de son vieux bouffon, toujours le même depuis des années, qui ne le fait plus rire. Il l’oblige donc à engager un nouveau bouffon. Le vieux bouffon,
par peur de perdre sa place, décide d’engager le plus mauvais qu’il trouve.
Comme s'ils étaient dans un vieux magasin de jouets, à la belle enseigne du rêve de gosse, douze personnages s'interrogent sur ce que fut, ce que doit être un théâtre "plein de
populo".
C’est un ensemble de cinquante-deux neurones pour signifier qu’ils forment une sorte de structure aux relations souterraines et mystérieuses. Le choix et l’ordre des neurones pour
réaliser le spectacle appartient au metteur en scène. C’est lui qui devant les spectateurs jouera sa partie grâce à ce jeu de cinquante-deux cartes mentales.
Cahin-Caha Serge VALLETTI texte écrit en : 2005
résumé : L'un s'appelle Cahin et l'autre Caha. Ils avancent, ils n'en finissent pas d'avancer en s'interrogeant. Comme chacun de nous quand nous sommes seuls! Et comme il y a
un nombre impair de répliques, à la fin cela peut recommencer au début en inversant les personnages, Cahin devient Caha et inversement. Et comme en plus ça peut encore recommencer
une troisième fois et une quatrième et indéfiniment, je me suis rendu compte que j'avais écrit une pièce infinie.
Où l'on retrouve un dénommé Mérédick, flanqué d'un nouvel ami, un certain Nicolas del Monico, alors évidemment discussions, vie à deux, bandes molletières sur la tête, concours
postal, loyer impayé et peut-être même meurtre !
Une femme et un homme. Dans tous les sens. En long, en large et en travers. Cinq morceaux de théâtre. Cinq manières de se rencontrer, de s'affronter, d'inventer, de rire, de pleurer
et de se quitter.
Deux hommes, Platon et Olive, arrivent dans un quartier d'une ville du midi à la recherche soi-disant de l'argent qu'on leur devrait et d'un certain Despick ou Desplick. Ils
rencontreront Dolorès la serveuse sentimentale, Tockput le ferrailleur indiscret, Alphonse et Niku les journalistes divagants et leur patron méditatif, Melki le rêveur et son râleur
de père. Tout un monde de causeurs qui les aide à embrouiller leur affaire, il y a enquête, indices, vrais et faux bruits mais "pas plus de Desplick que de rouge aux lèvres d'un
hippopotame". Ils ne trouveront que la mort.
C’est un ensemble de cinquante-deux neurones pour signifier qu’ils forment une sorte de structure aux relations souterraines et mystérieuses. Le choix et l’ordre des neurones pour
réaliser le spectacle appartient au metteur en scène. C’est lui qui devant les spectateurs jouera sa partie grâce à ce jeu de cinquante-deux cartes mentales.
Extrait:
« Pourquoi j'étais sortie du sillon de la vie qu'on m'avait tracé à l'avance : la maternelle, l'école, le lycée, la faculté, les études de psychologie, le mariage avec un
jeune avocat héritier d'une usine de biscuits salés, les trois enfants, la maison secondaire à Saint-Cyr-les-Lecques, les réunions Tupperware... ?
Pourquoi ?
Oui, pourquoi ?
Qu'est-ce que c'était, cette envie qui m'avait poussée à me retrouver ainsi, en nuisette, sous des projecteurs au tungstène ?
C'était pas précisément la vie que j'avais imaginée !
Quand Ray m'avait fait comprendre que j'étais une bête de scène.
Qu'il fallait que j'aille à Paris.
Que j'allais triompher.
Tu parles !
Les maisons à Santa Monica, les jets privés, les tournées au Bolchoï, les réceptions en grande pompe à l'ambassade du Canada, je n'en voyais pas le début du commencement du bout de
la queue. Au lieu de ça, j'avais la bouche défoncée et les mains qui sentaient le poisson ! »
L'aventurière Helda Strutten a demandé à ses parents de venir la voir. Mais entre temps, elle meurt. Comme ils sont très âgés et fragiles, les gens n'osent pas leur annoncer trop
brutalement la mort de leur fille. Ils préfèrent essayer de leur faire comprendre la situation en racontant l'histoire romancée d'Helda Strutten sous forme d'une pièce de théâtre.
Je suis l'ami du neveu de la fille de l'ami intime du fils du voisin de Paul Cézanne Un monologue pour faire advenir sur scène et par la parole toute la magie d'un tableau de Paul
Cézanne. Il est construit comme une remontée dans le temps à travers les témoignages imaginaires des personnes ayant " soi-disant " fréquenté le peintre. Il me semblait tellement
impossible de parler de ses tableaux que j'ai préféré tourner autour de lui, m'approcher doucement et juste l'effleurer. Que le noir et blanc de l'encre des mots chante le mystère
des couleurs.
Individu extrêmement dangereux susceptible de créer des troubles dans la population sous prétexte qu’il se prend pour quelqu’un de très important alors qu’on voit très bien au
premier abord qu’il ne ferait pas de mal à une mouche (le pauvre, peuchère) et ce serait plutôt lui qui n’arrêterait pas de se faire emmerder par ses parents, la rue des
Trois-Mages, Satan, les marchands de tout, les médecins, les pharmaciens, les poissons, les crabes, les adversaires des camions pizza, le Stade vélodrome et même la Canebière et ses
souvenirs. Et à la fin il meurt, comme tout le monde. En somme un vrai original.
Le quincaillier Monsieur Bustubar sur les conseils du rebouteux Mains d'Or ramène chez lui le premier venu. Il s'agit en fait d'un vieil aveugle désagréable qui se révèle être
l'Artiche, le Dieu de l'argent. Bustubar s'apercevant que le Dieu de l'Argent est aveugle croit comprendre ce qu'il faut faire pour que le monde aille mieux. Il suffit de rendre la
vue à l'Artiche et ainsi seuls les gens honnêtes seront servis par la richesse et de manière équitable. Il amène l'Artiche chez un oculiste et le fait soigner. Revenu dans sa
quincaillerie, c'est la panique, tout le monde jusqu'au Pape arrive et veut se montrer le plus gentil possible pour avoir sa part. Pour retrouver sa tranquillité, Bustubar
ré-aveugle l'Artiche et le renvoie au hasard sur les routes.
La pièce s'est appelée L'utopie fatigue les escargots, puis elle est devenue L'utopie nous casse les coquilles, après un bref passage par Fatigues tout
court. Comment peut-on parler de l'utopie, ou plutôt des utopies ? Qu'est-ce qui nous permet de continuer à vivre tous ensemble en imaginant que tout ira de mieux en mieux
alors qu'en définitive nous disparaîtrons inéluctablement les uns après les autres ? En six fêtes, six tableaux, nous cheminons sur la crête de la vie, entre notre recherche du
plaisir et notre angoisse de la mort : chercher à savoir d'où nous venons, n'est-ce pas le plus sûr moyen de tomber ?
Monsieur Rouge qui a très mal à l'honnêteté veut se faire opérer. On lui conseille de rencontrer Le Grand Georges et son père qui sont des spécialistes. Monsieur Rouge veut les
mettre à l'épreuve pour savoir si se sont réellement de Grands Malhonnêtes et après avoir promis de garder le secret, il ne pourra s'empêcher de les trahir devenant ainsi un vrai
malhonnête. Enfin guéri, il filera le parfait amour avec Madame Rouge, Madame Raisin et Lili, la fiancée du Grand Georges.
Fin de mariage, cambriolage de glacière, duo itinérant, nuit de noces, combines hippiques, étonnant numéro de divination, souvenirs ramassés à la pelle, chien imaginaire, juke-box
qui se déclenche tout seul dans la nuit, jeune mariée avec une valise blanche sur un quai de la Gare Centrale et promenade finale sur la jetée pour aller respirer les embruns sous
les lampadaires.
Dans une salle d’attente d’un docteur qu’on ne voit jamais, des patients viennent se faire suicider. L’huissier-organisateur et un des patients, le représentant en brosses, sont en
combine et en profitent pour écouler leur stock de brosses.
Comment Monsieur Armand, joueur obscur du Junior Olympique de Marseille, sauva la vie du plus grand footballeur brésilien, Manoel Francisco dos Santos, dit Garrincha, en refusant de
l'affronter au stade Vélodrome en juin 1955, et comment par la même occasion il sauva toute l'équipe du Botafogo.
Comment aussi, il provoqua la mort de trente-quatre médecins automobilophiles lors du terrible accident des Vingt-quatre heures du Mans le 11 juin 1955 à 18h25.
Un homme est condamné à mort pour avoir creusé un souterrain sous la place Vendôme et avoir défiguré à coup de rasoir la fille de Monsieur Van Cleef. Il préférera tenter de se
suicider pendant qu'elle lui écrit des lettres d'amour codées.
Ecrit spécialement pour le Nouveau Théâtre des Salins de Martigues, ce monologue se présente sous la forme d'une pièce de théâtre en chantier. Un personnage William Belorgey est
interprété par un acteur dont la loge n'est pas encore construite dans un théâtre qui n'est pas terminé.
Monsieur Globul, patron du pub, tue par inadvertance le redouté Clarb Brentanos. Propulsé ainsi chef de la station sept, il se retrouve impliqué au milieu d’une conflagration
mondiale. Après une fuite éperdue à travers les horreurs de la guerre, ayant tout perdu, il retourne dans son ancien pub. Mais pendant son absence, sa femme a cédé l’exploitation à
la collectivité. Il ne reste qu’une place à pourvoir. Une place à laquelle Globul ne s’était jamais imaginé…
Des sentiments, du cheval, des actrices, des oublis, des enfants, de la guerre, des mouvements d'horlogerie, d'Aubagne, du petit Robert Cohen et des silences entre les mots.
« Fallait au moins qu'on soit deux. J'ai une excuse, l'autre c'était mon père. Son fils.
— Tu es sûr, papa ?
— Oui, elle m'a dit : "Cette ville que j'ai tant aimée !"
Alors, un jour d'août, au soleil, d'un bateau, avec mon père on a jeté ma grand-mère dans l'eau du Vieux-Port. »
Sa grand-mère, c'est Dolorès. Un temps, elle avait eu un perroquet, un singe, et un lapin. Le lapin s'appelait Cul-cousu. (C'est à cause de la chèvre.)
Le fils de Dolorès, lui, c'est Alex – le père de l'auteur. Un jour il s'est mis à écrire des romans policiers pour la Série noire. On apprend ici comment ça s'est passé.
Et Luigi !... (Non, ce serait trop long.)
Bref, ce livre raconte beaucoup de choses et beaucoup de gens. Robert, Augustine, Gaby, Charles, Alice, Louis (Luigi), ils y sont tous et tous occupent beaucoup de place. Ça ne fait
rien, il y a de la place dans ce livre. Assez pour y blottir Marseille.
C'est plein d'histoires incroyables.
Vraiment plein d'histoires incroyables !
Parce que l’humain est la matière même de son art, le comédien Christian Mazzuchini a imaginé une descente en pente douce dans les entrailles de la folie, en suivant la parole
éclairée et éclairante de François Tosquelles. Ce génial médecin à l’humour décapant est le pionnier de ce que l’on a appelé en France la psychothérapie institutionnelle. Toute son
existence, ce militant anti-franquiste réfugié chez nous a oeuvré à faire tomber les « murs de l'asile », pour soulager la souffrance de ceux que l’on dit fous. « Sans la
reconnaissance de la valeur humaine de la folie, c’est l’homme même qui disparaît » disait-il. À cette pensée étonnamment limpide s’est ajoutée forcément l’écriture complice et
facétieuse de l’auteur fétiche de Christian Mazzuchini, l’incontournable Serge Valletti, puis, en contre-point visuel, les images du cinéaste Karim Dridi, partenaire de longue date
de l’acteur. Collecteur de ce verbe en délire, Christian Mazzuchini a tissé l’étoffe d’un songe déroutant sur les traces et les égarements psycho-poétiques d’un bouffon magnifique.
Vagabondant sur les errances de l’âme comme sur un chemin de traverse, partagé entre le rire et l’émotion, c’est l’infiniment humain qu’il nous invite à traverser, jusqu’au doux
vertige qui fait battre nos cœurs un peu plus fort, convaincus d’être meilleurs.
Un homme raconte quelques épisodes de sa vie et notamment comment un jour il a été pris en otage au coin de la rue, avant de s'apercevoir qu'il vient de tout inventer parce qu'il
avait trop bu.
Le docteur Manuel qui s'occupe des sans-abri est entraîné par Barbara, une étudiante qui fait un "mémoire sur les malheureux", à occuper le Musée de l'Homme avec ses patients. Au
petit matin, les forces de l'ordre donnent l'assaut.
Six solos, comme si j'avais tracé un long sillon à la fois sur le papier, sur les planches des théâtres et sur ma figure. Ça s'appelle des rides et elles sont de rire.
J'ai écrit ces solos pour les jouer, à moins que j'en ai joué certains pour en écrire d'autres.
J'ai toujours pensé que c'était un théâtre de combat !
Mais un combat de quoi ?
Un combat pour à tout prix rester sur scène avec ces armes que sont les mots.
Un combat pour vivre du théâtre.
Un combat pour figer mes pensées intimes devant tout le monde.
Un combat pour continuer.
Est-ce que tout le monde est comme moi ?
Y-a-t-il une vie des personnages après la scène ? Que devient le petit Alfred de Balle perdue? Que deviennent Ducout et Jean-Pierre de Renseignements généraux
? Et Monsieur Stéphan d'Au bout du comptoir la mer !, etc. etc. et plus généralement que sont devenus le Comte Almaviva, Yorrick, le Barman du Régent et tous les
autres personnages que j'ai interprétés ? Sont-ils à classer avec les morts ? Ou bien sont-ils à classer avec les gens que je ne connais pas encore et que je vais
peut-être rencontrer bientôt ?
Défilé de 14 juillet, nuisances de voisinage, bellâtre se pavanant sur une plage de Golfe Juan, soldes dans la rue Belzacco, manque de cube, rapport en haut-lieu et raisonnements de
haute volée. Un homme habité par plusieurs personnages qui discutent entre eux.
José, élève du célèbre sculpteur Arno, a gagné le concours. Il doit installer son chef-d'oeuvre près de la petite église qui domine la région, et surtout la maison d'Arno. La
perspective d'ouvrir tous les matins sa fenêtre pour voir la sculpture de son élève ne réjouit pas trop le maître. Une belle nuit de chassés-croisés sous la lune. Et, au petit
matin, l'affaire sera réglée.
Deux monologues avec deux intrigues croisées qui s’interpénètrent. Le temps et l’espace se mélangent. Les meurtres s’échangent. Chaque enquêteur trouve la solution de l’autre mais
ils ne peuvent communiquer normalement.
Ils ont été chassés, ils sont là, mystérieux, comiques, campant entre deux voyages. Ils font de petits travaux plus ou moins absurdes, ils se querellent, vont et viennent, chantent,
attendent. De leur passé ils ne se souviennent pas bien, de leur présent ils ne sont pas maîtres. Leur avenir, ils ne l’aperçoivent qu’à travers les préparatifs d’une fête
improbable. Mots, objets, situations, tout est pour eux incertain, fragile, amusant. Ce qu’ils expérimentent ainsi sans le savoir, ces modernes polichinelles, c’est le théâtre. Dans
une improvisation permanente, c’est la comédie qui revient, c’est leur propre savoir perdu qui les émerveille et les surprend, s’incarnant dans le lieu même, éblouissant, où ils
s’égarent puis se trouvent.
Clara et Gianni font semblant d'aller répéter une chanson dans un coin isolé près d'un volcan. Arrivés au bord du cratère, ils sont dérangés par Biskao qui soi-disant mesure la
température de la lave. Le couple mentira à Biskao pour le faire partir et pour être enfin tranquille. Biskao racontera des histoires pour qu'ils restent avec lui. Un combat de
mensonges à coup de suspens.